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Metamonde

"Je compte sur peu de lecteurs, et n'aspire qu'à quelques suffrages. Si ces pensées ne plaisent à personne, elles pourront n'être que mauvaises ; mais je les tiens pour détestables si elles plaisent à tout le monde." Diderot

Positivité de l'incertitude

Publié le 4 Janvier 2008 par Meta in metamonde

undefinedQu’il s’agisse du besoin de savoir ou du besoin de stabilité, il apparaît que l’exigence de certitude serait l’une des choses les mieux partagées. L’inconnu appelle une recherche pour combler le manque dans le domaine de la connaissance. Le flou d’une relation exige que les amants soient francs l’un envers l’autre pour construire une relation stable. La préférence va toujours au choix le plus assuré, de peur de voir le sol s’effondrer sous nos pieds. Mais ce n’est pas nécessairement le vœu d’une pirouette rhétorique qui amènerait à penser tout le contraire, et à poser qu’au fond, nous souhaitons bien plutôt l’incertitude qui serait plus désirable que le confort du certain. L’appel des questions découlant des découvertes acquises est peut-être le signe que le scientifique se sent mieux dans le cadre du questionnement que dans le point d’arrivée. L’assurance d’une conquête amoureuse détourne l’amant de celle qu’il fixait. Le besoin de dispute pour vérifier la force des liens du couple,  illustre le désir de se complaire dans une angoisse au fond plus rassurante que la stabilité. Dès que le calme s’installe, le couple est mû par des projets : investir et se trouver ainsi dans l’incertitude financière, enfanter et accentuer ainsi le processus de calvitie du père. Il ne s’agit pas de dire que l’individu souhaite baigner dans l’angoisse, mais la stabilité a réellement une dimension morbide. Heidegger énonce dans Etre et temps toute la portée morbide de la finitude. Etre fini, terminé, c’est ne plus rien avoir à faire, c’est la stabilité. A l’inverse, être en projet, c’est éveiller le souci de soi qui porte vers des horizons inconnus, féconds, et dynamisant l’esprit qui s’interroge. Ignorer cela conduit peut-être à croire que la mélancolie et la dépression naissent de l’absence de réussite sociale, mais cette réussite, dans ce qu’elle a de quotidien et de stable, nous angoisse peut-être bien plus. Au fond, Heidegger rappelle que l’angoisse jaillit dans deux dimensions : la stabilité du contexte social est angoissante, dans ce qu’elle a de trop certain, mais les certitudes trouvées dans une recherche du soi propre sont tout aussi angoissantes, car elles semblent n’ouvrir aucun futur. Il faut peut-être accepter que l’équilibre d’une psyché ne se trouve pas dans un point stable, mais simplement dans le mouvement perpétuel de l’interrogation.
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camille.. 08/01/2008 00:38

  Il faut peut-être accepter que l’équilibre d’une psyché ne se trouve pas dans un point stable, mais simplement dans le mouvement perpétuel de l’interrogation.   Néanmoin le fait de vouloir constament rechercher l'equilibre pour notre propre personne implique que l'etre y recherche une certaine stabilité.Comme quand il s'agit de vouloir savoir le dénouement d'un evenement, on se martelle de question pour trouver une enttente a nos ennigmation.Ne serait-il pas plus juste alor de dire que c'est dans la certitude de nos pensée que l'on decouvre la stabilité et la positivité..., je ne peut niée que le questionnement est une source de plénitude pour le raisonnement car il inssite a vouloir depasser nos limites, mais c'est en restant réelement optimiste sur nos pensée qu'emerge un sentiment de confiance pour des chose qui sont abstraite. Plus vite que notre imagination, le doute s'emisse dans notre psychique venant reinstaller un climat d'incertitude et ainssi venir faire tourner la roue de notre perpétuelle interrogation. Encore faut-il prêter attention a nos moindre remise en question.En vous souhaitant une agreable année faite de mille est un conte.Camille B